Formation et coaching : comment les concilier ?

Formation et coaching : comment les concilier ?

La formation : les coachs sont ils vraiment concernés ?

Oui nous croisons des coachs qui ne veulent que gagner, oui de temps en temps les formes de jeu proposées par l’adversaire sont inadéquates à la catégorie, oui certaines consignes données nous choquent parfois. Pourtant nous avons affaire à des coachs qui pensent bien faire. Ils sont souvent volontaires et passionnés. Ils transmettent ce qu’ils pensent être juste sur l’instant T du match par rapport à leur vécu, la manière dont eux ont été coaché ou entraîné.

Mais expliquons-nous vraiment à tous les encadrants la notion de formation ? L’esprit même de la formation qu’est-ce que c’est ?

L’aspect technique de la formation est connu pour tout ceux qui se renseignent ou se forment un minimum. On est relativement d’accord sur le fait que les priorités d’apprentissage sont le maniement de balle, le tir et plus largement  les fondamentaux individuels (après tout dépend des convictions de l’entraîneur sur l’équilibre à donner à l’ensemble)

Former c’est bien entendu cela mais pas seulement.

La formation : quels paramètres nous en éloignent ?

Oser former c’est faire fi de plein de paramètres qui pourraient nous sortir de notre mission. Voila ce qui vous fait oublier cette notion essentielle :

  • Nous sommes tous compétiteurs dans l’âme :

Et donc quand vient le moment de gagner, nous oublions notre rôle.

  • Les enfants veulent gagner et ne comprendraient pas ?

Alors c’est à vous de leur expliquer que vous les formez pour être fort une fois adulte et que cela passe par des étapes. Que le seul moyen de gagner c’est d’apprendre.

  • Les parents vont critiquer ?

Aucun souci c’est compréhensible tout est question de communication : (lire l’article “parents de joueurs”). Nous n’apprenons pas en 5ème le programme de seconde (à transposer aux catégories)

  • Les dirigeants se posent des questions ? (Cela fait souvent suite au point précédent)

Il est donc temps d’échanger avec eux sur votre conviction et sur le bienfait de votre manière de faire.

La formation : une question de conviction

  1. La formation : c’est entraîner des jeunes pour qu’ils gagnent en seniors (Et si pour cela on doit temporairement être peu ou moins dominant dans la catégorie concerné, AUCUNE IMPORTANCE)
  2. La formation c’est être patient (Seul le temps montrera la progression, ne changez pas de ligne de conduite car vous auriez l’effet inverse en ne travaillant rien à fond)
  3. La formation c’est accepter l’échec et convaincre qu’il faut passer par là. Faire comprendre qu’une défaite n’est pas synonyme d’échec. La notion de défaite / victoire n’est pas le seul critère de progression d’un groupe ou d’un individu loin de là ! C’est un critère certes valorisant et à concrétiser mais non essentiel à l’objectif prioritaire.

Avoir la culture de la gagne c’est important mais seulement si ça ne contrarie pas la formation. 

Chez les plus jeunes : 

La victoire est le but à atteindre dans le futur mais n’est pas une valeur à inculquer.

Ce qu’il faut inculquer c’est comment on y parvient, quel état d’esprit permet de se rapprocher de cet objectif. Etre formateur c’est fixer des axes de travail, des règles auxquelles on ne déroge pas quand bien même les changer pendant un match ferait gagner celui-ci !

Enfin vous ne formerez pas si vous n’aimez pas les enfants et ce qui va avec : la joie de vivre, l’engouement, l’énergie, mais aussi la volatilité, la déconcentration, la progression non linéaire. J’entends par cette notion le fait que les enfants ne progressent pas à la même vitesse et les paliers se succèdent aux périodes de stagnation.

Je finirai par un exemple très concret. De nombreuses fois j’ai perdu des matchs en championnat régional et même en championnat de France (Avec l’éveil Garnachois, le VCB et le Riez Vie Basket) parce que les joueuses et joueurs tiraient beaucoup extérieur et ne mettaient pas dedans. Voilà l’exemple même d’une priorité à la formation. L’important n’est pas uniquement de gagner mais de demander aux jeunes de répondre à la problématique posée par l’adversaire. Si les tirs sont ouverts alors oui il faut tirer, 1 fois, 2 fois, 15 fois 50 fois. Votre rôle est d’amener des situations de tirs ouverts. 

Pour ce qui est de la réussite aux tirs : « ce que je ne maitrise pas je ne m’en occupe pas » a dit récemment dans une interview Pierre Vincent (Coach de l’ASVEL et ex entraineur de l’Equipe de France féminine). Je partage totalement ce point de vue. Je vous conseille d’ailleurs très fortement deux livres qu’il à écrit sur la formation du joueur : 

Basket : Méthode d’entrainement

Basket : La formation des joueurs

On pourrait prendre d’autres exemples et bien entendu chaque situation amène des réponses variées mais surtout n’oubliez pas :

DEFINISSEZ VOS FONDAMENTAUX DE FORMATION ET N’Y DEROGEZ PAS !

Seul le temps et l’expérience vous amènerons à les modifier, les améliorer, les préciser selon les catégories.

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One Response to “Formation et coaching : comment les concilier ?”

  1. nicolas dit :

    Je partage tout à fait ce point de vue! Et l’on voit de sacrées aberrations parfois le week end!

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