Performance et Basketball : Quels sont les facteurs clés ?

Performance et Basketball : Quels sont les facteurs clés ?

PERFORMANCE ET BASKETBALL: Logique interne de la discipline :

Le Basket est un sport requérant certaines aptitudes :

Un sport Technique :

L’expression d’un joueur sur un terrain ne peut se faire sans une maîtrise parfaite du ballon (ambidextrie), sans la maîtrise parfaite des différents arrêts (liée aux subtilités du marché associés à la nécessité de jouer vite), il faut des qualités naturelles d’adresse (spécificité de la cible horizontale) et la notion d’équilibre est primordiale. Chez les jeunes cela se traduit de manière classique par le terme de « fondamentaux ».

L’importance du mental :

Comme dans tous les sports une fois la compétition engagée, la gestion du stress avant et pendant le match est importante. Celle-ci est d’autant plus forte dans le basket que toute les actions peuvent avoir une répercussion immédiate. Le terrain étant relativement petit, la concentration est de rigueur. Concernant la finalité du basket qui est le tir, ce mental est lié à la capacité pour les joueurs de faire abstraction des échecs pour se concentrer sur les actions suivantes.

Un Sport Tactique :

Si la maîtrise des fondamentaux individuels est acquise: mise en place très précise de la notion de spacing – ou le placement précis des joueurs sur le terrain (rapport à la surface du terrain une fois de plus), l’interrelation entre les joueurs est très complexe et l’importance du jeu sans ballon primordial.

La notion de performance, généralement liée à l’exploit et au haut niveau dans le sport, est plus que cela. Il s’agit avant tout de définir la potentialité de votre groupe, de vos joueurs individuellement afin d’évaluer le niveau maximum  potentiel de votre équipe en compétition. La performance n’est pas liée exclusivement au haut niveau mais à la capacité du sportif d’atteindre ce potentiel maximum. J’irais même plus loin dans la mesure où la performance n’est pas l’atteinte de ce potentiel, mais la capacité à passer le cap au dessus de cette limite. Si on prend pour exemple, une équipe jeune en Championnat de France qui atteint les ¼ de Finale : On peut supposer qu’en soit ceci est une performance puisqu’elles finissent donc dans le Top 8 Français. Cependant en interne si les entraîneurs ont fixé cet objectif au cours de la saison (rapport au potentiel du groupe) la performance à mon sens serait d’aller au delà de cet objectif et réussir à passer en demi finale. La performance c’est la capacité d’un individu ou d’une équipe à atteindre le résultat attendu (sinon contre performance) et ensuite de surpasser l’objectif et l’améliorer (on entre ici dans « faire une performance »).

Pour atteindre cette « perf », il faut tenir compte de différents facteurs préalable à la compétition. Je vais essayer de les répertorier en les adaptant à notre sport du Basket-ball. Ces facteurs seront mis ci-dessous par ordre d’importance (avis très personnel). 

1-Facteurs techniques

Le basket-ball a ceci de spécifique que contrairement à ce que pense la société, celui-ci est un sport individuel avant tout. Ceci est provocateur mais il faut bien prendre en compte que la maîtrise technique individuel de tout les fondamentaux de base est indispensable. On peut difficilement imaginer qu’une équipe soit efficace si les éléments qui la composent sont incapables techniquement de mettre un tir par exemple. 

Ainsi les éléments à maîtriser de manière optimum sont les suivants :

LES APPUIS : Maîtrise des appuis (indispensable aux tirs) et des différents arrêts/départs en dribble : Arrêts simultané, alternatif, pré appel, engagé, effacé, enchaînement simple, décalés, inversés….etc)

LE DRIBBLE : Maîtrise parfaite du ballon, ambidextrie (Tout les changements de direction, dribble de contre attaque, de progression, de percutions, de protection, ……etc.).

LE TIR : Acquisition de la gestuelle des différents tirs (Lay up, power lay up, tir crochet, tirs de plein pied, lancers francs, lay back, Tirs en suspension…..), amélioration du mental dans ce domaine.

LA PASSE : Ambidextrie, maitrise des différents types de passes répondant aux situations basket

LES PLACEMENTS DEFENSIFS : Apprentissage des déplacements défensif, sens du placement et du déplacement (connaître les règles concernant les fautes), attitude générale : fléchi, légèrement sur l’avant des pieds, main pour dissuader le tir ou chasser le ballon, orientation du défenseur par rapport aux options tactiques (axe ou ligne de fond).

2- La Gestion d’un groupe :

Après l’acquisition de ces fondamentaux (dés le plus jeune âge) vient la notion de collectif. Il ne s’agit pas ici de l’entente sur le terrain ni de l’aspect tactique mais bien des conséquences au niveau de la gestion du fait que l’on entraîne et « coachons » un groupe qui doit pour réussir s’entendre. Ainsi on peut préciser l’importance de plusieurs points :

  1. La création d’une cohésion dans les séances d’entraînements (tout en gardant une rigueur) 
  2. L’adhésion à un projet, un objectif commun
  3. La gestion du groupe pendant la compétition, définir le rôle de chacun, gérer les temps de jeu et donc les égos.

A noter la différence de gestion selon que l’on s’occupe d’un groupe de garçons ou de filles. L’approche psychologique étant important par rapport au domaine technique chez les filles.

3- Les Facteurs Biologiques :

Les sports ayant tous leur particularités propres, le basket ne déroge pas à la règle. Les qualités exigées pour pouvoir prétendre s’exprimer au mieux sont de plusieurs ressorts. Ces qualités ont toutes en commun qu’elles s’expliquent par la surface du terrain, faible par rapport au nombre de joueurs.

En premier lieu la vitesse est primordiale, en effet le basket est un sport caractérisé par des successions de sprints, de changements de rythmes et de directions. D’où la nécessité d’une réactivité et une capacité à transiter très vite sur de courtes voire très courtes distances. Vous devez impérativement développer la vitesse chez les jeunes d’autant plus que leur capacité respiratoire est en plein développement.

La conséquence du point précédent est la capacité à récupérer de manière rapide, les temps de repos (lorsque l’on est sur le terrain) étant très court. Ainsi après le fond, les préparations physique se font elles prioritairement sur la filière anaérobie avec notamment des entraînements en circuit training adaptés en « temps basket ».

Enfin, la particularité du basket étant la cible située en hauteur, en découle le fait que la taille est un l’élément biologique important tout du moins sur le haut niveau. Les joueurs de petite taille qui réussissent à très haut niveau ont généralement des caractéristique de vitesse et de détente très au delà de la normale (Shawnta Rogers, Tyrone bogues, Nate Robinson, Spud Webb et bien d’autres restant des exceptions). 

4- Facteurs Psychologiques :

Ce domaine est très vaste mais toujours pour se rapprocher au plus juste de la notion de performance je vais m’attacher ici au temps de la compétition.

Le plus important pour réaliser une performance reste la capacité à gérer son stress avant et pendant le match. Chaque joueur ayant ses habitudes, réflexes, manière d’aborder les rencontres (s’isoler, plaisanter, écouter de la musique…)

Durant le match, la capacité à « rebondir » très vite après une erreur commise. Cette donnée est très importante dans le basket dans la mesure ou la notion de transition (passage d’un état de défenseur à celui d’attaquant et vice versa) revient perpétuellement durant le match.

De plus ces erreurs  se voient sanctionner de manière immédiate compte tenu de la surface de jeu réduite et des qualités de vitesse des joueurs. L’équipe peut compenser jusqu’à un certain point mais autant au football on peut jouer à 10 et tenir le match autant dans le basket il est difficilement concevable de défendre ou d’attaquer à 4 contre 5 (si un joueur est contre performant avantage des changements).

Enfin une notion si ce n’est LA notion indispensable, le MENTAL. En exemple, les joueurs catalogués comme shooteurs ont tous connus des périodes de réussites folles et à l’inverse de séries catastrophiques. C’est une donnée très variable dans la mesure ou ces états ne s’expliquent pas par la technique puisque le joueur possède le même geste. Il ne faut pas pour celui-ci laisser s’installer le doute. C’est pourquoi sur certains matchs on ne sera pas surpris de voir un joueur tirer beaucoup alors que sa réussite est faible. Ce n’est pas au joueur d’arrêter de tirer mais au coach de le sortir. Si on le laisse sur le terrain c’est donc qu’il doit tirer puisque c’est probablement son rôle.

5 – Facteurs Tactiques :

Enfin (cela peut être surprenant puisque le basket est sans conteste l’un des sports les plus tactiques avec le football américain), je place le coté tactique en dernier facteur dans la mesure ou beaucoup de données sont à connaître mais une fois qu’elles sont maîtrisées, elles gardent les mêmes caractéristiques générales quel que soit le niveau. Bien entendu la précision et la pertinence des choix du coach au sein de ces tactiques se travaillent et a bien sur une incidence importante plus on monte vers les divisions supérieures.

Capacité d’adaptation au profil de l’équipe adverse. Chaque équipe est composée de joueurs avec des préférences de jeu, des caractéristiques précises et des options prioritaires.

Capacité du coach à analyser de manière rapide les secteurs défensifs et offensifs des adversaires afin de s’adapter.

Idem concernant l’attaque et la défense de son équipe, le coach doit être capable de savoir si le problème vient de son équipe elle-même (manque de respect des consignes, méforme….) ou bien si ces défaillances sont provoquées par l’adversaire.

Préparation des matchs (information sur l’adversaire – défense favorite, marqueuses principales adverses…). Capacité d’adaptation à des types de tactiques proposé en face selon la défense (Zones, Individuelle, Trappe, Presse tout terrain…..) ou l’attaque (Jeu rapide ou demi terrain, plutôt en percutions, jeu extérieurs ou intérieurs, jeu d’écran…..)

Capacité du coach à gérer les temps morts (gestion de la fatigue ou gestion tactique), gérer les changements (gestion des fautes, de la fatigue ou la encore tactique- selon l’adversaire ou les difficultés des joueurs….)

Ainsi la performance est elle dépendante de nombre de facteurs ayant tous une importance majeur dans la mesure ou, si il y a performance c’est donc que l’on est allé au delà des projections (basé sur les objectifs et donc le potentiel à l’instant T). Si cette performance arrive c’est donc que tout à été mis en œuvre pour remplir l’objectif de départ et celle-ci s’est donc jouée sur des détails. Chaque facteur ayant de multiples incidences, il faut réussir à maîtriser tous ces éléments dans la précision si on veut espérer atteindre cette performance que chacun recherche.

Conclusion

Si on reporte cela à la formation du jeune joueur vous voyez que plein de paramètres rentrent en jeu pour faire atteindre au joueur son plus haut niveau potentiel. C’est long et il faut procéder par étapes. C’est pour cela qu’il est important d’avoir un axe, un plan de formation sur plusieurs années. Vous devez définir vous même vos priorités, vos facteurs de performance. Ensuite vient évidemment toute la pédagogie et l’adaptation à l’individu. Chaque joueur ne répondant pas toujours aux mêmes stimulis.

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